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Dossier Norbourg : Vincent Lacroix regrette de ne pas avoir présenter de défense
La Presse, lundi 12 novembre 2007
Lacroix: «J'aurais dû présenter une défense»
Par Michel Munger

Le Journal de Montréal, mardi 13 novembre 2007
Vincent Lacroix se commet
Par Alain Bisson



La Presse, lundi 12 novembre 2007

Lacroix: «J'aurais dû présenter une défense»
Par Michel Munger


Vincent Lacroix avoue que ne pas avoir présenté une défense le prive d'une occasion de s'attaquer aux accusations qui pèsent contre lui.
Photo: Archives La Presse
En sortant du palais de justice de Montréal lundi, Vincent Lacroix a admis avoir commis une erreur stratégique en ne présentant pas de défense à son procès pénal.

L'ancien PDG de Norbourg, qui n'avait pas préparé la plaidoirie «d'au plus une journée» qu'il avait promis de livrer en Cour du Québec, le regrette maintenant car il a dû répondre aux questions du juge Claude Leblond en se servant uniquement de la preuve qui pèse contre lui.

«J'aurais dû présenter une défense, a dit M. Lacroix devant les micros. Comme je le dis depuis le début, il y a des retraits qui n'ont rien avoir avec des irrégularités.»

Vincent Lacroix n'a toutefois pas fait les efforts nécessaires pour le prouver même s'il était soumis aux questions incessantes du juge. Ce dernier cherchait à «provoquer une plaidoirie» et à donner la chance à l'accusé de contrer la preuve de l'Autorité des marchés financiers. Sans résultat.

Après avoir examiné 27 chefs d'accusation en matinée, le magistrat et l'accusé ont passé en revue durant l'après-midi les chefs 28 à 36, qui portent sur la production de faux documents financiers.

Aussi, ils se sont penchés sur les chefs 37, 44 et 49, qui portent sur de fausses données trouvées dans le système informatique interne de Norbourg. Les chiffres auraient entraîné une surévaluation des fonds chez Norbourg et donc faussé les documents financiers publics de la compagnie.

M. Lacroix a été incapable, malgré toutes les tentatives du juge, de soulever un seul point permettant de semer un doute raisonnable sur un seul chef d'accusation.

Vers la fin de l'audience, l'ancien patron de Norbourg a même admis «ne pas avoir fait les calculs» nécessaires sur les états financiers pour être en mesure de contrer la preuve de l'Autorité des marchés financiers.

C'est avec un air abattu que Vincent Lacroix s'est présenté devant les journalistes en fin d'après-midi.

«J'ai été surpris que toute la journée le juge me pose des questions, avoue-t-il. Je ne comprends pas le processus. Demain, je vais amener mes pièces pour continuer l'exercice. De ce que je comprends, je n'avais pas le choix [de répondre aux questions]. Je ne vois pas ce que j'aurais pu faire d'autre.»

Comment le PDG déchu peut-il expliquer pourquoi il ne s'est pas préparé à plaider même s'il risque la prison ?

«Quand on regarde l'ampleur des documents en deux semaines, répond-il, il n'était pas possible de lier tous les aspects que je voulais amener en plaidoirie. Je vais faire face aux procédures et on verra par après.»

Rappelons que Vincent Lacroix fait face à 51 chefs d'accusation pour avoir fait 115 M$ de retraits irréguliers et avoir contribué à la production de 111 faux documents à l'AMF.

Pour chaque chef, l'AMF demande cinq ans moins un jour de prison et une amende s'élevant jusqu'à 5 M$.

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Le Journal de Montréal, mardi 13 novembre 2007

Vincent Lacroix se commet

Le juge Claude Leblond force l'accusé à réagir à la preuve déposée contre lui

Vincent Lacroix a admis implicitement l'essentiel des accusations déposées contre lui à la reprise de son procès pénal hier devant la Cour du Québec.

ALAIN BISSON
Le Journal de Montréal


Le président déchu de Horbourg, Vincent Lacroix, a eu une difficile joumée au tribunal hier. Il a eu droit à l'interrogatoire du juge Claude Leblond.
Interrogé par le juge Claude Leblond, l'ex-président de Norbourg a déclaré que rien dans la preuve soumise au tribunal depuis le début de son procès ne peut permettre de conclure qu'il n'y a pas eu 137 retraits irréguliers de 115,3 M$ dans les Fonds Éloria, Norbourg et Évolution.

M. Lacroix a aussi avoué que la preuve démontre qu'il est l'auteur de la grande majorité des demandes de retraits irréguliers dans l'argent des investisseurs.

Il a de plus concédé qu'il ne peut contredire avec des éléments de preuve que ces ponctions ont faussé la valeur déclarée des fonds.

Finalement, Vincent Lacroix n'a pu donner la moindre raison au juge Leblond de mettre en doute le fait que Norbourg, sous sa gouverne, a publié de faux documents, dont des états financiers.

Force est de constater que pour un gars qui avait décidé de se tenir coi en annonçant qu'il renonçait à présenter une plaidoirie, hier matin, M. Lacroix en a finalement dit beaucoup.

Manifestement, le juge Leblond attendait le coup de théâtre préparé par M. Lacroix, après une interruption du procès pendant presque trois semaines pour la préparation des plaidoiries.

L'étape précédente ne s'était-elle pas terminée avec la décision in extremis de M. Lacroix de ne faire entendre aucun témoin pour sa défense?

Dès que M. Lacroix a annoncé ses intentions de ne rien soumettre en plaidoirie, le juge Leblond a répliqué qu'il avait des questions.

Forcer une plaidoirie

«Je ne vous demande pas de témoigner... Je veux avoir votre position sur les conclusions que je dois tirer de la preuve sur les 51 chefs» d'accusation, a dit le juge Leblond.

Le magistrat a pris un à un les constats d'infraction, il a résumé la preuve de la poursuite à leur sujet, puis a demandé à M. Lacroix s'il pouvait lui indiquer un élément déjà déposé en preuve et qui tendrait à le disculper.

«Non», finissait par répondre M. Lacroix.

En après-midi, le juge Leblond ne s'est pas caché que l'exercice visait à forcer M. Lacroix à faire indirectement une plaidoirie.

«C'est pour susciter votre plaidoirie que je vous pose des questions basées sur la preuve», a déclaré le juge.

Après l'audience, Vincent Lacroix a dit avoir été surpris par l'initiative du juge Leblond.

«Je ne comprends pas le processus... De ce que je comprends, je n'avais pas le choix (de répondre)... Je ne m'attendais pas à ça... J'ai trouvé la journée difficile... J'aurais peut-être dû prêsenter une défense», a dit M. Lacroix en rafale.

Le fait que le patron déchu de Norbourg n'ait pas fait entendre de témoins ou témoigné lui-même a restreint sa marge de manœuvre hier. Les plaidoiries ne peuvent en effet faire référence qu'à des éléments déposés devant le tribunal, dont par les témoignages.

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