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Andy Srougi déclaré plaideur quérulent
La Presse, jeudi 22 février 2007

Andy Srougi déclaré plaideur quérulent

Christiane Desjardins
La Presse


Andy Srougi
Photo archives La Presse
Andy Srougi, membre le plus connu et le plus tapageur de Fathers4Justice, vient de se faire couper le sifflet par la Cour supérieure, qui l'a déclaré plaideur quérulent.

En clair, cela signifie que l'homme de 41 ans, qui a pris l'habitude de multiplier les poursuites contre des juges, des avocats, des ministres et même contre le gouvernement, dans le cadre de son divorce houleux, ne pourra plus le faire. En fait, il ne pourra plus poursuivre personne sans avoir obtenu l'aval du syndic du Barreau ou d'un ordre professionnel, ou des juges en chef de la Cour du Québec ou de la Cour supérieure, s'il compte s'adresser à ces instances. Ce recours extraordinaire, réclamé dans le présent cas par le Barreau du Québec, vise à écarter la personne quérulente, qui a recours aux tribunaux de façon abusive et déraisonnable.

Selon le juge André Wéry, dont la décision lapidaire s'étale sur 15 pages, Srougi réunit tous les symptômes de la quérulence, une problématique fondée sur la pensée paranoïaque, et qui sont résumés comme suit : il montre de l'opiniâtreté et du narcissisme, il se manifeste plus souvent en demande qu'en défense, il multiplie les recours vexatoires, y compris contre les auxiliaires de justice, il réitère les mêmes questions dans des recours successifs qui vont en s'amplifiant malgré ses échecs répétés, ses arguments de droit se signalent par leur inventivité et sont à la limite du rationnel, il se représente seul, il conteste toutes les décisions adverses et ses procédures sont souvent truffées d'insultes.

Le juge souligne que toutes les procédures entreprises par Srougi ressassent les mêmes reproches, qui prennent leur source dans le fait qu'il n'a toujours pas réussi à détruire la mère de ses enfants à l'occasion des procédures de divorce. Il poursuit systématiquement tous ceux qu'il considère comme des opposants, note le juge, qui considère par ailleurs que les propos de Srougi deviennent même inquiétants.

«Si la cour préfère qu'il utilise des moyens "irakiens" ou "terroristes" pour revendiquer ses droits, que le tribunal l'en informe de ceci», écrivait entre autres Srougi, dans une procédure. Dans une autre, il écrivait : «Tant qu'elle sera vivante (une avocate contre qui il avait porté plainte), je ferai de la marde (sic) au Barreau.»

Par ailleurs, Srougi s'est nui encore plus en écrivant, il y a quelques semaines, une lettre au lettre au juge Wéry, qui délibérait dans la présente cause. Srougi l'avisait qu'il venait d'intenter un recours en Cour fédérale contre le gouvernement du Canada et la Cour supérieure, et qu'en conséquence, le magistrat n'avait plus l'impartialité nécessaire pour rendre jugement. « Il est temps que le tribunal intervienne pour faire cesser ces abus (). Ce système (de justice) coûte cher (). Le temps perdu et les frais occasionnés au système judiciaire, et par le fait même aux justiciables québécois, par la croisade entreprise par M. Srougi, doivent cesser », tonne le juge.

Fathers4Justice, qui était aussi visé par cette demande du Barreau, échappe à la déclaration de quérulence. La preuve n'a pas été faite que l'organisme, malgré son enthousiasme face aux actions de Srougi, est impliqué dans les recours. «Mais s'il s'avérait qu'une preuve démontre que l'organisme sert de paravent aux activités interdites de l'intimé Srougi, il est évident que le Tribunal pourrait être appelé alors à intervenir», prévient le juge.

Andy Srougi était apparu dans le paysage médiatique en septembre 2005, alors qu'il s'était perché dans la structure du pont Jacques-Cartier pour attirer l'attention sur le combat de Fathers4Justice. La circulation avait été paralysée pendant une douzaine d'heures. Par la suite, cet ex-informaticien, fils d'avocat, a multiplié les recours dans le but avoué de faire dérailler le système qui, selon lui, favorise outrageusement les mères au détriment des pères, dans les divorces et les questions de garde d'enfants.

Paul Bérubé, qui se présente comme le fondateur de Fathers4Justice au Québec, s'est dit attristé par le jugement. «Je trouve ça pathétique qu'un homme, parce qu'il ne voit pas ses enfants, soit obligé de faire des requêtes sans arrêt pour pouvoir avoir justice. Si tous les pères dans sa situation faisaient la même chose, ce serait le bordel dans le système judiciaire. Mais il faut beaucoup d'énergie pour faire ça. Andy, c'est un gars vraiment à part des autres. J'ai beaucoup de respect pour lui et pour ce qu'il fait. C'est un gars extraordinaire, très intelligent, extrêmement persévérant et déterminé, et qui a beaucoup d'énergie. En tant qu'ancien soldat, je donnerais ma vie pour lui sur un champ de bataille. C'est un homme d'honneur.»
 


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